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  Dessiné par le sculpteur français Paul Landowski, le Christ rédempteur attire chaque année 600 000 visiteurs sur le Corcovado.

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  Que serait Rio sans le Christ du Corcovado ? La même chose que Paris sans la tour Eiffel ou New York privée de la statue de la Liberté. Rio ne serait pas Rio. Depuis son inauguration en 1931, le Cristo Redentor (Christ rédempteur), s’est imposé, au même titre que le Pain de Sucre, taillé, lui, par la nature, comme un puissant symbole de la Cidade Maravilhosa (Cité merveilleuse), reproduit à l’infini sous forme de statuettes, sur des cartes postales ou des porte-clés.

  À 704 mètres d’altitude, la tête dans les nuages, la statue géante (38 mètres de hauteur) rappelle qu’au Brésil, premier pays catholique du monde, la religion chrétienne est bâtie sur son roc.

  Symbole absolu de Rio de Janeiro et même du Brésil, l’indémodable Corcovado constitue, aussi, depuis longtemps, la principale attraction touristique de la Cité merveilleuse. Chaque année, des visiteurs empruntent le petit train électrique rouge qui se tortille à travers la plus grande forêt urbaine du monde – le parc national de Tijuca – pour atteindre le mythique sommet, également accessible en voiture ou à pied grâce à des sentiers de grandes randonnées.

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  Au départ du vieux quartier de Cosme Velho, le convoi de deux wagons s’élance chaque demi-heure à l’assaut du « roi des pics » cariocas. L’ascension dure environ vingt minutes. À travers les fenêtres, les 360 passagers venus du monde entier découvrent, éblouis, une variété de points de vue sur la mégapole qui s’affichent comme les images d’un diaporama grandeur nature parfois interrompu par de brèves plongées dans les sous-bois tropicaux.

  À l’arrivée, sur la plate-forme parsemée de boutiques de souvenirs qui sert de socle au Christ géant, la vue panoramique est époustouflante. Sur 360 degrés, on voit tout : la baie de Guanabara et le pont qui l’enjambe, le stade Maracanã, le Centro, le Pain de Sucre (Pao de Açucar), la plage de Copacabana, celle d’Ipanema, la Laguna Rodrigo de Freitas, le jardin botanique, d’innombrables favelas et la forêt tropicale de Tijuca.

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  Qui le sait ? Le belvédère du Corcovado est le plus ancien site touristique de la ville. Sans remonter à l’empereur Dom Pedro Ier, cavalier émérite qui aimait y conduire sa monture dans les années 1820, le Corcovado est facilement accessible au grand public depuis la fin du XIXe siècle. En 1884, le second empereur du Brésil, Dom Pedro II, inaugure en grande pompe le Trem do Corcovado (train du Corcovado), l’une des premières voies ferrées du pays. Depuis 123 ans, c’est sur ce sommet que des millions de promeneurs viennent prendre de la hauteur pour tenter de mieux comprendre, d’un seul coup d’œil, l’extraordinaire complexité de la géographie de Rio, composée de centaines de pics et de morros (collines) aux noms imagés : la Veuve, la Tête de Chien, le Géant endormi, les Deux frères, le Pain de Sucre et… le Corcovado (le Bossu).

  Dépourvu de statue christique, le Bossu, simple destination de promenade, n’avait rien de sacré. Le dimanche, les Cariocas (habitants de Rio) s’y rendaient en train pour admirer le superbe panorama. Le belvédère était alors coiffé d’un joli kiosque de verre surnommé Chapéu do Sol (Chapeau de soleil) en raison de sa forme évoquant un canotier. Jusqu’à l’inauguration du téléphérique du Pain de Sucre en 1913, c’était l’unique attraction touristique de Rio. Plus tard, dans les années vingt, l’idée d’ériger une statue du Christ sur une colline a fait son chemin. L’Église catholique, qui perd alors des “parts de marché” au profit des loges maçonniques et du positivisme, y voit le moyen de réaffirmer son influence par une omniprésence symbolique.

  On pense d’abord au Pain de Sucre, c’est finalement le Corcovado qui est retenu. Après bien des tergiversations, le Vatican lance une vaste offensive de communication menée par Dom Sebastião Leme, futur cardinal et archevêque de Rio. Une campagne de presse est lancée sous la forme d’un appel à la générosité populaire. L’archidiocèse de Rio organise une Semana do Monumento pour stimuler les dons qui sont collectés pendant plusieurs années. Finalement, après une décennie, Jésus-Christ fait son apparition dans le ciel de Rio le 12 octobre 1931.

Le texte est extrait d’un article du Monde, Ulysse, 12/08/2010

 

  Les vacances de printemps ont commencé pour les enfants. Deux semaines. Nous en profitons pour découvrir un peu plus RIO. On fait les touristes avec la sangle Canon autour du coup… “Le Christ rédempteur veille sur nous où que l’on soit en ville.” Il suffit de lever la tête et on a de grande chance de le voir.

  Nous nous sommes rendus au départ du petit train rouge dans le quartier de Cosme Velho. Il nous a mené au sommet du Corcovado. C’était une belle journée de printemps ! Ensoleillée, ciel bleu, le thermomètre dans le rouge !! Il faisait très chaud. Pas l’heure idéale pour faire de belles photos mais j’aurai d’autres occasions d’y remonter au Corcovado ! La vue est vraiment chouette ! C’est beau ! On peut voir très loin. Les enfants connaissent maintenant un peu mieux la topographie de la ville et ils ont pu repérer des lieux, comme notre quartier Botafogo, celui de Flamengo, d’Urca, le Centro, Leme, les plages d’Ipanema, de Copacabana, Arpador, le mont dont les parapentes décollent, le long pont de Nitéroi, le stade Macana, Lagoa…

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